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Une primaire à gauche qui… éteindrait l’Ecologie Politique ?

Une primaire en guise de réponse… cette proposition relève encore et encore d’un mode d’action visant à se prémunir du pire, du FN, par une approche stratégique que je dénonce depuis fort longtemps.

Parce qu’elle nous conduit tout droit dans les bras infâmes du dit parti. Parce que les citoyens sont plus éclairés qu’on ne veut le croire.

Les citoyens, à qui on proposerait de la stratégie de prolongation du statu quo délétère, (l’alternance bi-parditaire) plutôt que du changement programmatique fondamental, ne marcheront plus. Comme ils le montrent, abstention après abstention.

Cette énième arnaque politicarde pourrait même aboutir à un plus rapide aboutissement de l’issue entrevue : au lieu d’un Lepen au second tour : un Lepen au premier tour.

Je ne crois qu’en un seul mode d’action : un changement de logiciel par le PS, puisqu’il est présentement au pouvoir, tout de suite, d’ici la fin du quinquennat. C’est possible, la droite a montré qu’elle savait réformer à marche forcée pour ses projets bien souvent anti-sociaux, anti-environnementaux, et autres au service de l’ultralibéralisme.

Le parti au pouvoir dont j’ai dit qu’il ne faisait rien (du pouvoir dont il dispose quand il est aux manettes sinon tenter minablement d’imiter la droite), n’a d’autre chance de changer et d’enchanter la société française, pour commencer – (je continue de croire que l’audace française du passé, du Conseil National de la Résistance, entr’autres, est toujours vivante, latente) – que de rapidement mettre en œuvre au moins cinq mesures :

5 mesures pour renouer avec le progrès écologique et social (ce qui est un pléonasme, mais bon…).

1) Instituer le Revenu Universel Inconditionnel.

2) Fermer les deux centrales nucléaires les plus anciennes et dangereuses.

3) En finir avec le projet d’aéroport de NDDL.

4) Instituer une 6° République dont rénovation de la vie politique.

5) Comprendre que l’énergie est un enjeu qui débouche sur la géopolitique et donc fauteur de guerre, et agir pour l’autonomisation libératrice par la mise en œuvre des renouvelables.

Il peut bien sûr faire plus, mais bon…Toute stratégie étant une duperie de plus, notre seule issue est un changement de cap.

Des promesses électorales, du type des précédentes qui n’engagent que ceux qui y croient et non ceux qui les font (au vu aussi de la déconstruction d’ALUR), ne seront pas non plus efficientes.

Quant à une primaire après la mise en œuvre de ces cinq propositions, là, on peut en parler.

Avant, elle restera vaine, sauf à repousser, peut-être encore une fois, l’inéluctable, sans rien résoudre au fond. Au risque que plus l’on tarde, plus la société se trouvera affaiblie, ses dispositifs sociaux déconstruits, pour y résister, y survivre.

Serge ALIBERT.






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Le Revenu Inconditionnel Universel, d’Existence, relève de multiples nécessités

Le Revenu Inconditionnel Universel, d’Existence, relève de multiples nécessités, il répond à diverses exigences :

 

.Justice sociale,

.Répartition des Richesses créées, sur la base de ressources préexistantes,

.Prévention d’une désespérance sociale des exclus de l’économique,

.Impulsion d’un nouveau rapport au travail, à un type d’activité, non destructeur de l’humain, du lien social, des ressources naturelles, de l’environnement,

.Inscription du droit d’Usufruit de tous les humains, non concurrentiel du respect des autres règnes,

.Etc.

 

L’idée d’un Revenu d’Existence pour tous a été posée en 1789, nous dit Anne DELMAS*.

 

Le principe est inscrit dans la pensée de l’Écologie Politique depuis des décennies, et notamment dans le programme des Verts. L’est-il toujours dans celui d’Europe Écologie – Les Verts ? Oui, comme en témoigne le « Manifeste pour une société écologique » d’Europe Ecologie – Les Verts, page 12, (selon pagination…) citant : « un revenu universel inconditionnel et personnalisé ».

Une des qualités espérées de ce RUI, et non la moindre, est son Inconditionnalité.

Comme l’ont été les Allocations Familiales, il doit être perçu par tous, afin de répondre aussi au besoin de dignité de chaque être humain, ce dispositif ne doit pas générer de mise à l’index, une perte d’estime de soi, ni être à l’origine d’un conflit d’intérêt entre des groupes sociaux ainsi créés artificiellement. Un objectif incident est la réintégration de personnes en difficulté avec l’accès à l’économique, dans un cadre de société où les chances de subvenir à ses besoins élémentaires et secondaires sont faussées, biaisées de longues dates (profession issues de la solidarité, de dispositifs sociaux entraînant des prises en charge – remboursement couverture maladie, par exemple – subventionnements divers, critères d’utilité sociale non pris en compte, etc.).

Loin de nous l’idée de déplorer les effets de la couverture maladie, l’intention est de mettre à plat une réalité où le jeu est biaisé (ou déjà un peu redressé, mais imparfaitement !) et où il est peu acceptable de laisser croire que les individus auraient prise sur leur destin ou seraient toujours en capacité, par leurs qualités personnelles, leurs compétences naturelles ou acquises, de faire face aux contraintes extérieures non maîtrisées, non maîtrisables par un individu seul, non relié à un groupe de pression organisé.

 

Non, l’intention est bien au contraire de s’appuyer sur les dispositifs préexistants, pour donner à penser que le projet est pertinent, déjà expérimenté partiellement, utopique on l’espère bien si l’on parle bien du non réalisé et non du non réalisable.

 

Et nous savons que les groupes de pression, les lobbies les plus efficaces sont ceux alimentés par l’argent surabondant des groupes industriels (Chimie, Agro alimentaire, armement, nucléaire, routier, etc., détenteurs d’immeubles entiers dans la proximité du Parlement Européen, à Bruxelles, employant des hordes d’avocats et autres négociateurs chargés de marteler le sens des intérêts de leurs employeurs précités).

 

Loin de nous l’idée d’avaliser un principe de libre concurrence, de concurrence non faussée, prônée par ces lobbies.

 

Le sens donné par la philosophie du Conseil National de la Résistance est celui qui correspond aux nécessités de justice sociale que sous-tend le Revenu Inconditionnel Universel. Il se doit d’être porté par l’État républicain, dont une mission  principale est la régulation des diverses tensions entre groupes « d’intérêt ». Sa neutralité dans le maintien de l’équilibre est un impératif que la Constitution doit appuyer.

 

La 5° République est défavorable en ce sens, que la place et le rôle accordés au président est incompatible avec la hauteur nécessaire à celui qui se doit d’être garant d’un égal traitement de tous les citoyens.

 

Le principe de la bataille de chiffonniers qu’occasionne le déploiement médiatique de la campagne de l’élection présidentielle est incompatible avec un processus démocratique.

Là aussi, l’argent sale des intérêts particuliers contre l’intérêt collectif vient entacher la « régularité » de ce qui devrait être un débat et n’est en réalité qu’une accumulation de moyens propres à matraquer des idées (quand il y en deux !) simplistes.

 

L’Écologie Politique appelle la survenue d’une 6° République où nous sera épargné un processus d’élection du président mettant désormais plus en jeu les capacités financières, manipulatoires, que projecturales, et amplifiant la simplification bi-partitaire de l’espace politique.

 

Ce détour par la structuration des institutions républicaines n’est pas inutile car il situe dans le politique, la portée des enjeux du RIU, l’objet des tensions dont il est porteur. L’indifférence n’est pas le moindre signe de l’attitude convenue à l’égard de la locomotive du changement que constitue le principe fondateur du Revenu Inconditionnel d’Existence.

Ce détour pointe, dans ses articulations délétères avec un économique mal appréhendé, ce en quoi il sera correcteur des processus inefficients qui président, aujourd’hui, au partage des ressources, mais plus exactement à l’accaparement de ces ressources par ceux qui en ont les moyens financiers, organisationnels, motivationnels, névrotiques.

 

Mon intention est celle de l’agitateur d’idées, suscitée par la question lancinante un jour atterrie parmi mes pensées : quelle place est-elle possible (attribuée serait le signe qu’elle s’est posée déjà en suffisamment de lieux) pour le bébé qui vient de naître sur cette planète, dans une famille (la maman du bébé constituant une famille) ? Qu’elle soit déjà possédante ou non, incluse ou excluse, ne change rien à la nature même de cette essentielle préoccupation.

 

Cette contribution minimaliste à ce noble sujet est précédée bien heureusement de bien d’autres plus étoffées telles que :

 

*Anne Delmas : Dans la revue Quart Monde, d’ATD Quart Monde http://www.editionsquartmonde.org/rqm/document.php?id=5000

 

Voir également l’article de Baptiste MYLONDO, Essayiste, membre d’Utopia, paru dans le Sarkophage N°19, du 11 septembre 2010 : Payer les gens à ne rien faire ?

 

Et ces quelques liens qui ouvrent sur le Revenu Inconditionnel Universel, d’Existence, De Base, Garanti ou autrement nommé…

 

http://blog.mondediplo.net/2010-09-08-A-partir-des-retraites-imaginer-un-salaire-a-vie

 

http://www.legrandsoir.info/Le-Sarkophage-no-11,7984.html

 

http://www.legrandsoir.info/Le-Sarkophage-no-19.html

 

http://caferepaireflorival.blogspot.com/2009/11/7eme-cafe-repaire-mardi-26-janvier-2010.html

 

 

 

 

 

 

 

 


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À l’écoute des mots

Ce que veulent dire les mots,

On ne le sait pas quand ils viennent ;

Il faut qu’ils se parlent, se trouvent,

Qu’ils se découvrent, qu’ils s’apprennent.

Ce que veulent dire les mots,

Ils ne le savent pas eux-mêmes,

Mais les voilà qui se regroupent,

Qui s’interpellent, se répondent,

Et si l’on sait tendre l’oreille,

On entend parler le poème.

Jacques CHARPENTREAU